14 juillet

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Parce que le président de la République et l’armée française forment une entité constitutionnelle indissociable, il faut relativiser la crise de confiance que traverse ce couple façonné par l’histoire. Elle ne devrait pas être durable, mais elle laissera des traces. Car elle est nourrie d’états d’âme, d’une grogne sourde, voire d’un “malaise” aigu dans l’armée de terre, qui tiennent en partie au style du chef de l’Etat. Depuis quelques jours, une réflexion désabusée fait florès entre officiers et sous-officiers de l’infanterie : “De toute façon, on est des amateurs !”Le Monde.fr

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La crisi tra Ms. le Président ed il suo esercito in piccolo mi ha fatto pensare allo scontro Tremonti Brunetta dell’ultimo CdM. Anche da noi i militari di carriera vorrebbero essere rassicurati sul loro futuro.

14 Juillet : grogne dans les rangs

par Laurent Zecchini

Parce que le président de la République et l’armée française forment une entité constitutionnelle indissociable, il faut relativiser la crise de confiance que traverse ce couple façonné par l’histoire. Elle ne devrait pas être durable, mais elle laissera des traces. Car elle est nourrie d’états d’âme, d’une grogne sourde, voire d’un “malaise” aigu dans l’armée de terre, qui tiennent en partie au style du chef de l’Etat. Depuis quelques jours, une réflexion désabusée fait florès entre officiers et sous-officiers de l’infanterie : “De toute façon, on est des amateurs !”

La remarque fait référence à celle, vindicative, de Nicolas Sarkozy au général Bruno Cuche, ex-chef d’état-major de l’armée de terre, au lendemain de la fusillade de Carcassonne. Stricto sensu, les 4 100 soldats qui défileront sur les Champs-Elysées le 14 Juillet marcheront au pas. Dans les esprits, c’est autre chose. Au moment de saluer la tribune présidentielle, nombre d’officiers auront en tête des pensées rien moins qu’aimables pour un chef des armées avec qui le courant passe difficilement.

Ce sera un étrange 14 Juillet. Festif et original, avec des avions Mig, des casques bleus, des parachutistes qui sauteront sur la place de la Concorde, une quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernement, et Ingrid Betancourt en vedette sud-américaine… Un défilé polémique aussi, avec la présence annoncée du président syrien Bachar Al-Assad, et celle de la promotion “Lieutenant Antoine de La Bâtie” de l’Ecole militaire inter-armes de Coëtquidan, baptisée du nom de l’un des 58 soldats français tués dans l’attentat contre le Drakkar, commis à Beyrouth le 23 octobre 1983, en toute “connaissance” des services syriens.

Mais ce sera surtout un défilé au goût amer pour des milliers de soldats, dont certains rendront les honneurs en sachant qu’ils risquent d’être sacrifiés par les restructurations de la carte militaire, autrement dit les fermetures de plusieurs dizaines de bases et de régiments. Maintes fois reportée, la nouvelle carte militaire devrait être annoncée le 24 juillet, date opportune, au milieu de l’été, quelques jours après le vote du Congrès à Versailles sur la réforme constitutionnelle. Avant, c’eût été prendre le risque de perdre les voix de quelques parlementaires de la majorité concernés par la révolte qui gronde dans les localités menacées de la perte de leur régiment.

Avec la carte militaire, la création des “bases de défense“, le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, la prochaine loi de programmation militaire, enfin le retour quasi annoncé de la France dans la structure militaire intégrée de l’OTAN, les armées vont être chamboulées durablement. La question de l’OTAN devra être négociée avec doigté. La décision du chef de l’Etat est prise, mais elle devra tenir compte de la situation politique du moment : François Fillon ne cache pas qu’il ne concédera pas un aggiornamento atlantiste sans contreparties réelles pour l’Europe de la défense.

Exacerbée au sein de l’armée de terre, l’inquiétude des militaires n’épargne pas les marins et les aviateurs, les premiers pour le nombre de leurs bateaux, les seconds pour le sort de leurs bases aériennes. Dans l’ensemble, c’est cependant en spectateurs que marins et aviateurs assistent au mouvement brownien qui agite ce que, à l’Elysée, on aimerait réduire à un microcosme de généraux parisiens en tenue kaki. Or tout porte à croire que Carcassonne et la démission souhaitée du général Cuche n’ont été que l’apothéose malheureuse d’un phénomène plus profond, nourri des rancoeurs suscitées par le Livre blanc, et des méthodes sans nuance du pouvoir politique.

Le chef d’état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, ainsi que le ministre de la défense, Hervé Morin, ont pris leurs distances avec l’enquête, demandée par l’Elysée, à la direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD), pour retrouver les auteurs de “Surcouf”, ce pseudonyme collectif utilisé par un groupe d’officiers généraux et supérieurs qui ont critiqué vertement l’exercice du Livre blanc.

“ANTIMILITARISME DE DROITE”

Une “chasse aux sorcières” ? Le vilain mot ! De simple “mesures conservatoires”… qui se sont multipliées ces derniers jours : tel général vous entraîne hors de son bureau pour parler, parce qu’il pense être sur écoute, tel autre se voit convoqué au plus haut niveau et prié de tuer dans l’oeuf un projet de parution d’article dans un journal, et les ordinateurs portables des officiers du Centre des hautes études militaires (CHEM) sont “visités” par la DPSD. Le ministère de la défense, impavide, assure que le droit d’expression existe dans les armées…

Les conseillers présidentiels soulignent que Nicolas Sarkozy a pris, avec le Livre blanc, “des décisions forcément désagréables que personne n’avait eu le courage de prendre depuis vingt ans, parce qu’il a le sens des responsabilités”. Les militaires, ajoute-t-on de même source, “fonctionnent à l’affectif, ils ont besoin qu’on les aime. Ils sont déconcertés par la distance que le président adopte avec eux, et ils croient à tort qu’il s’agit d’une forme de mépris“. Les militaires ont, vis-à-vis de celui qui commande le feu nucléaire et peut décider de les envoyer dans des opérations extérieures où ils risquent leur vie, une allégeance naturelle. Ils ont été habitués à des présidents de la Ve République qui, bien que souvent béotiens de la chose militaire à leur entrée à l’Elysée, ont vite endossé les habits de “chef des armées”. Avec Nicolas Sarkozy, l’osmose tarde à se produire. “Nous sommes un corps discipliné, qui obéit sans rechigner, résument plusieurs officiers supérieurs, mais en échange, nous demandons un peu de respect, la confiance et aussi la protection du pouvoir politique. Au lieu de cela, aujourd’hui, nous n’avons que désinvolture.”

Certains officiers vont plus loin, parlent de l’émergence d’un “antimilitarisme de droite” dans les cercles du pouvoir. “La majorité, expliquent-ils, a toujours considéré que les militaires étaient une clientèle électorale captive. Du coup, le chef de l’Etat ne prend même pas la peine de dissimuler le peu d’estime dans lequel il nous tient.” Propos outranciers, peu représentatifs de la grande majorité des officiers et sous-officiers d’une Grande Muette qui ne craint plus de se faire entendre ? Une chose est sûre : au moment où des inquiétudes peuvent naître sur la solidité du lien armée-nation, le pouvoir politique et les armées n’ont rien à gagner à la persistance d’un climat de suspicion mutuelle, et tout à des mesures d’apaisement.

Lite tra i ministri per i soldi degli agenti

In Consiglio Brunetta «sfida» Tremonti. Lui non cede: rigore, no ad altri costi

ROMA — «No». Sulla scaletta di un aereo per Venezia, a Renato Brunetta non si riesce a cavare più di questa sillaba. Ma il ministro della Funzione pubblica non è l’unico, nel governo, a non aver voglia di parlare di quanto è successo ieri in Consiglio dei ministri. Dove qualcuno giura di aver rivisto le scene di un vecchio film già andato in onda ripetutamente durante la precedente gestione del centrodestra.

E racconta che per mettere fine alla discussione, a tratti anche piuttosto animata, è dovuto intervenire il premier Berlusconi: «Calma, ragazzi. Abbiamo preso degli impegni e dovremo trovare una soluzione». Intanto però il primo round se lo è aggiudicato il ministro dell’Economia Giulio Tremonti, visto che l’emendamento del suo collega Brunetta è finito in ghiacciaia. È una piccola norma che il ministro della Funzione pubblica aveva scritto con il sottosegretario alla Difesa Guido Crosetto perché venisse inserita nel decreto legge della manovra economica. Poco più di un’affermazione di principio, ma che era stata esplicitamente chiesta al governo dai Cocer, (cioè i rappresentanti) delle forze dell’ordine, durante una riunione alla quale avevano partecipato Brunetta, Crosetto e il sottosegretario all’Interno Alfredo Mantovano.

Si sarebbe trattato di introdurre nella manovra un articolo con il quale si riconosceva a poliziotti e carabinieri, ma anche a finanzieri, guardie forestali e alle altre categorie classificabili come forze dell’ordine, una «specificità» negli stipendi, nella progressione delle carriere e nel trattamento pensionistico rispetto a tutti gli altri dipendenti pubblici. Quando però Brunetta ha tirato fuori quelle poche righe Tremonti ha eccepito che la norma avrebbe avuto un costo e sarebbe stata difficilmente compatibile con le esigenze di rigore nei conti pubblici. Il ministro della Funzione pubblica gli ha risposto negando che l’emendamento avrebbe avuto un costo. E gli ha risposto per le rime, secondo abitudine.

I loro rapporti sono sempre stati piuttosto ruvidi, ma finché le scaramucce si consumavano a distanza in qualche dichiarazione alle agenzie di stampa, le conseguenze erano limitate. Ma ora sono al governo, e una scintilla può dare anche fuoco a tutto il pagliaio. Soprattutto se c’è chi non aspetta altro: anche se com’è noto il fuoco di paglia si spegne in fretta. A quel punto è saltato su a dare man forte a Brunetta anche Ignazio La Russa, che già masticava amaro per i tagli imposti al suo ministero, quello della Difesa, i cui consumi intermedi sarebbero stati ridotti ad appena un miliardo e mezzo, contro i 5 miliardi del 2002.


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E neanche il responsabile delle Infrastrutture, Altero Matteoli, è rimasto fuori della mischia. Ponendo una questione politica: «Questa cosa non è una faccenda privata di un ministro. Ricordatevi che interessa ad Alleanza nazionale, che è un pezzo fondamentale della coalizione». Chissà quante volte Tremonti avrà sentito, nel passato, pronunciare una frase del genere in Consiglio dei ministri. Probabilmente un numero tale da non farsi impressionare più di tanto. E magari già sapeva come sarebbe andata a finire, con Berlusconi che invitata alla calma e l’emendamento che scivolava lentamente nel freezer. Per essere tirato fuori un giorno, ma chissà come, e soprattutto quando. O magari ricomparire in Parlamento, dove però è tutta un’altra storia.

Sergio Rizzo

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